Violences faites aux femmes

 

“Les femmes domestiques migrantes sont recrutées par des agences qui laissent miroiter des situations confortables à des femmes originaires de pays très pauvres.

Certaines d’entre elles, sont diplômées, mais ne trouvent aucun emploi chez elles.

 

On cite, le cas d’Alice, une jeune ingénieur philippine envoyée au Koweït par un bureau de recrutement comme ingénieur du génie civil.

Pour acquitter les 450 dollars américains qu’on lui demandait pour le voyage, sa famille hypothéqua un lopin de terre.

À son arrivée au bureau de recrutement au Koweït, elle s’est entendu dire que “les Philippines travaillaient comme domestiques”…

Durant ses deux ans et demi de service auprès de membre de la famille royale koweïtienne, elle a dû travailler jour et nuit, sans un jour ou un moment de repos.

Elles seraient plus de dix millions à fuir la pauvreté de l’Inde, du Sri Lanka, du Bangladesh, des Philippines ou de l’Indonésie, pour tenter leur chance, essentiellement en Grèce, à Hong Kong, au Japon, à Singapour, ou à l’île de Maurice.

 

Cependant, aussi scandaleux que soient les horaires qui les attendent, la privation de salaire et les violences auxquelles, elles sont fréquemment soumises, ces pratiques relèvent de l’exploitation éhontée, mais ne constituent pas une convergence suffisante pour être assimilées à de l’esclavage.

 

En revanche, lorsque peuvent être prouvées la privation de liberté, l’impossibilité de trouver une structure judiciaire capable de les défendre et la dépendance totale par rapport à leur maître, qui dispose de leur corps, à sa convenance, on assimile sans réserve ces femmes à des victimes des formes de l’esclavage moderne.

On entre dans le domaine de la servitude volontairement maintenue par une détention arbitraire qui transforme effectivement la personne en objet.

 

Pour cela, les moyens sont simples, ajoute, la journaliste “Audrey Crespo-Mara”.

Le patron confisque le passeport, ce qui ôte toute possibilité d’obtenir un visa de sortie, et s’assure du silence de sa victime en la battant comme plâtre.

 

L’ensemble de ces situations, place les femmes dans une situation d’infériorité où elles ne disposent plus des libertés élémentaires de l’être humain.

Leur condition leur impose, au nom de traditions obsolètes, des comportements incompatibles avec les règles des sociétés démocratiques.

Si elles résistent, l’exclusion totale par la société est la seule réponse.

Cela donne à cette dernière, le droit d’exercer toutes les violences, ce qui nous ramène à la définition de la situation d’esclavage.

 

Le pire, est que souvent, lorsque ces femmes se réfugient auprès de la police, elles y sont à nouveau maltraitées, voire violées, et la plupart du temps ramenées chez leur employeur”, article de la journaliste-présentatrice française, Audrey Crespo-Mara.

  Quelques exemples régionaux :

Au Pakistan :

La loi pakistanaise punit la femme adultère pour le délit dit du “Zina”, qui veut qu’une femme violée soit poursuivie comme adultère, si elle ne peut pas prouver la réalité du viol.

Ce viol doit être reconnu par quatre témoins, ce qui est proprement impossible.

Ainsi, fut condamnée à trois ans de prison, une aveugle mineure enceinte qui portait plainte devant la cour d’assises.

En appel, le jugement fut cassé pour vice de forme.

 

Au nord du Pakistan, cinq jeunes femmes qui fuyaient leur village, où on voulait les marier contre leur gré, sont condamnées par une assemblée de notables.

Alignées au bord d’une fosse, elles sont écrasées par une pelleteuse et enterrées encore vivantes.

En 2007, 670 femmes auraient été assassinées au Pakistan pour crimes d’honneur.