Quels sont les facteurs responsables à la baisse de la production du vin en France

 

Les vendanges touchant à leur fin, dans les vignobles français, et déjà le ministère de l’Agriculture annonce que la production de cette année en vin est historiquement la plus basse, à cause principalement des conditions climatiques notamment le gel du printemps. Une perte enregistrée allant jusqu’à 20 % de la production, ce qui forme le 1/5 de la production viticole française.

Le Jura est la région la plus affectée par le gel avec un rendement enregistrant une perte de 60 % de la production. Par contre la région du Val de Loire et le Beaujolais leurs productions à augmenter de 8 à 4 %.

Pourquoi le pourcentage de perte est différente d’une région à une autre ?

Selon Guillaume Ryckwaert expert en viticulture et propriétaire du négoce en vin le Raphaël Michel, « toutes les régions de la France ont été touchées par ce gel dévastateur. Mais c’est normal qu’il y a une différence au niveau des pertes d’une région à une autre puisqu’il fait froid plus à l’est et le nord-est qu’ailleurs. Mais encore dans les régions du sud, vu qu’il y a un hiver plus doux la vigne est un peu en avance et donc si le coup de gel arrive en fin avril ou début de mai les conséquences seront donc plus dramatique qu’ailleurs ».

Il y a deux facteurs, qui sont responsables à la baisse de la production du vin en France, un facteur conjoncturel et un facteur structurel.


Le facteur conjoncturel


Le facteur conjoncturel majeur, est la météo et les phénomènes climatiques, avec les gelées très violentes et récurrentes. En effet dans certaines villes comme du côté du château de Tourelle où il y a trois ans que la production du vin est en baisse, voir nulle chez certains producteurs. Chaque année, il y a une région qui est touchée par les aléas climatiques, une année la région du bourguignon, d’autres le bordelais et la Loire.

Certes, le gel est dramatique, mais c’est un bon signe, puisque cela signifie qu’il y a un grand pourcentage de producteurs qui cultivent les vignes en bio. Les viticulteurs prennent ainsi plus de risque. Sans utiliser de produits chimiques, ni de protection, ils sont plus fragiles face à l’effet des conditions climatiques.

Le facteur structurel

 

 

La baisse de consommation du vin en France, à cause de la compagne très ancienne anti-alcoolique, qui est révoltant comme l’indique le propriétaire du Raphaël Michel, créateur de cuvée depuis 1899. Certes, il y a de l’alcool dans le vin, mais le coté alcoolique du vin était plus nocive autrefois, qu’aujourd’hui, vu que la consommation est devenue plus raisonnée et plus réfléchie. Mais, il y a un autre phénomène qui est l’augmentation du taux d’alcool dan le vin, à cause du réchauffement climatique, mais encore, à cause de l’utilisation de cépage produisant du raisins très mûrs et donc produisant plus d’alcool. En effet, les œnologues ont cherché à produire du vin avec plus de puissance, c’est l’américanisation de nos goûts qui est en cause. Aujourd’hui, les producteurs de vin en France, privilégient la production de vin alcooligène contenant un taux d’alcool de 13° et 13.5 °, au lieu de produire du vin avec plus de finesse et d’élégance.