Les salariés de Tati agacés par leur avocat

Thomas Hollande, s’est affiché le 26 mai dernier en bonne compagnie entre sa maman Ségolène Royal et sa petite amie la journaliste Emilie Broussoulous sur les marches du Festival de Cannes alors qu’il avait un rendez-vous de travail pour le plan de sauvegarde de l’enseigne Tati, en tant qu’avocat des salariés.

L’affaire Tati

En effet après le redressement judiciaire de Tati, depuis le 4 mai dernier, le tribunal a désigné Philippe Jeannerot comme administrateur judiciaire en charge de sauver l’enseigne et d’examiner les offres de reprise. En effet, il y a sur la table trois offres de reprise, la première et la plus intéressante est proposé par Philippe Ginestet et qui concerne la reprise de 1300 salariés et 120 magasins. La deuxième est formée par le groupe : la Foir’fouille Centrakor, Stokomani, Maxi Bazar et Dépôt Bingo, qui propose le rachat de seulement 95 magasins et de 1254 salariés. La troisième offre, proposé par l’enseigne Babou qui ne concerne que 6 magasins seulement.

Le 26 mai dernier, alors qu’un comité d’entreprise s’est organisé pour étudier les offres proposées, Thomas Holland s’est absenté pour assister au Festival de Cannes avec sa petite amie.

Réaction de Thomas Hollande

Suite à cette polémique, Thomas Holland a réagi en déclarant que « il y a une tentative de la direction d’opposer les représentants du personnel les uns contre les autres, mais ça ne marchera pas. Et ce qui s’est passé lundi le 29 mai, c’est une position commune des représentants de personnel des trois sociétés pour demander un report d’audience pour permettre une combinaison des offres afin de permettre de sauver le maximum d’emploi. Ce n’est pas la stratégie qui avait été décidé par la direction du pôle Agora monsieur Michel Rességuier, qui est mis là par le groupe ERAM, il essaie de nous déstabiliser, mais, cette tentative ne marchera pas, il y a aujourd’hui une position commune des représentants des salariés des trois entités et ça qui crée notre détermination. »

Jugement du tribunal

Suite à la manifestation des salariés et des représentants des employés devant le tribunal de commerce de Bobigny, ce dernier avec son administrateur judiciaire Philippe Jeannerot, ont décidé de reporter l’examen des offres de reprise jusqu’à 19 juin prochain. Les salariés espèrent que pendant ce temps, les repreneurs améliorent leurs offres afin d’englober la majorité voire la totalité des salariés de Agora distribution.

Toutefois, l’avocat des salariés, Thomas Hollande demande au président de la République Emmanuel Macron d’intervenir et de mettre la pression sur le groupe ERAM pour qu’il reprend les 300 ou 400 salaries qui ne seront pas concernés par la reprise.