La presse a-t-elle trop d’influence dans les élections présidentielles ?

“Les journaux, constituent une source d’information très importante, surtout pour les analyses, contenues dans les reportages.

Même si, ce rôle particulier des journaux diminue, c’est tout de même cet aspect particulier qui permet aux citoyens de comprendre les enjeux des élections, au-delà des caractéristiques personnelles des candidats et des aléas techniques, associés à la campagne.

Toutefois, les journaux sont progressivement délaissés au profit de la télévision.

Pour regagner ces lecteurs perdus, plusieurs journaux ont réorienté leur stratégie éditoriale en suivant les méthodes de la télévision, c’est-à-dire, qu’ils vont généralement traiter des événements ponctuels de la campagne, des qualités des candidats et des tactiques des partis plutôt que des programmes électoraux et de leur conséquence sur la population française.

Cependant, certains grands journaux français, surtout lus par l’élite intellectuelle et politique, continuent de se démarquer par des analyses approfondies et par la contribution de leurs éditorialistes influents.

Les chaînes de télévision, elles s’intéressent spécifiquement aux tactiques de la campagne et à la vie privée des candidats à la présidence.

Elles diffusent donc des reportages qui s’alimentent souvent aux mêmes sources, ce qui vient sans doute alimenter le rôle des médias et de l’opinion publique”, Audrey Crespo-Mara, journaliste de LCI.

 

  Les enjeux électoraux des élections présidentielles américaines :

“Les élections présidentielles constituent des moments clés pour débattre des valeurs et objectifs nationaux et internationaux que peuvent poursuivre la nation américaine, puisqu’elles permettent de faire ressortir les points de dissension entre les candidats démocrate et républicain.

Il est souvent dit que les élections présidentielles se jouent sur la politique intérieure.

Ce qui intéresse avant toute chose la population américaine, c’est la réalité locale.

Les candidats à la présidence, le savent, et c’est pourquoi, ils parcourent le pays dans les derniers jours de la campagne, et particulièrement, les États où le vote risque d’être serré.

Ils se déplacent pour rencontrer des groupes de citoyens et serrer des mains pour éviter qu’un État ne leur échappe ou encore, pour ravir un État à l’autre candidat.

Le candidat désireux de l’emporter doit ainsi se surpasser et offrir sa meilleure prestation dans les semaines et les jours précédant le vote.

Au-delà de la configuration du système électoral, des affiliations partisanes et de l’influence des acteurs médiatiques, les élections présidentielles sont en grande partie décidées en fonction des enjeux électoraux.

La façon dont chaque candidat parvient à s’illustrer sur une question et à vendre sa position comme la meilleure pour les Américains est ainsi déterminante dans l’issue de l’élection.

Traditionnellement, les questions de politique étrangère ne sont pas celles qui intéressent les Américains.

Toutefois, entre 1945 et 1991, climat de guerre froide obligeant, le prisme de la sécurité nationale a souvent pris le dessus sur toute autre considération.

Les débats sur la politique étrangère ont donc porté sur les moyens plutôt que sur les fins.

L’objectif était de ne pas perdre de terrain face à l’Union soviétique”, Article écrit par “Audrey Crespo-Mara”.