Coup dur pour Ecocis : Le tribunal de commerce de Grenoble a prononcé sa liquidation judiciaire

Créée à peine il y a deux ans, la partie est déjà finie pour Ecocis, la société spécialisée dans la fabrication de la pâte à papier recyclé à Voreppe (Isère). En effet, le tribunal de commerce de Grenoble vient de prononcer la liquidation judiciaire de cette entreprise qui emploie  51 salariés. Ces derniers seront donc bientôt licenciés.  Placée en redressement judiciaire depuis octobre dernier, Ecocis n’a pas réussi à redresser la barre et la fin est désormais inévitable. Consultant l’avis de l’administrateur judiciaire Philippe Jeannerot, la liquidation judiciaire provient lorsque les dettes de l’entreprise ne peuvent plus être réglées, même par un plan de cession.

Le placement en redressement judiciaire

Créée en 2015 par le fonds d’investissement, Springwater Capital, en s’associant à la Banque Publique d’Investissement (BPI), Ecocis visait la relance d’un site papetier historique à Voreppe par la fabrication de la pate à papier recyclé. Pour atteindre cet objectif, 4,5 millions d’euros de l’argent public avait été investi.

Contre toute attente, alors que le site commençait à produire et avait un carnet d’adresse plein, la BPI a saisi la justice au pénal pour s’interroger quant à la gestion de l’entreprise par son principal actionnaire. Quelques mois après son ouverture, le site a été contrarié d’arrêter sa production avant de faire objet d’une procédure de redressement judiciaire en octobre 2016.  Quant à l’actionnaire principal, il a été soupçonné d’escroquerie.

La liquidation judiciaire, un gâchis total !

Nécessitant l’intervention d’un administrateur judiciaire comme Philipe Jeannerot, la procédure de redressement judiciaire de la société Ecocis n’a ps réussi à la sauver du pire scénario. Aujourd’hui, le tribunal de commerce de Grenoble vient de prononcer la liquidation judiciaire de la société ce qui implique le licenciement de ses 51 salariés. Pour une entreprise que son activité s’annonçait très prometteuse, cet échec représente un gâchis total, et surtout pour ses employés.

« Ce fera bientôt le troisième licenciement » martèle un des salariés d’Ecocis aux microphones de France 3, avant de continuer «  à chaque fois, c’est un gâchis parce qu’on a des machines qui sont quand même assez récentes et qui ont du potentiel. » L’amertume est grande surtout que lorsqu’il s’agit d’une décision pénale motivée par une escroquerie et que la société, plongée dans ses énormes dettes, n’a pas trouvé de repreneurs et se contentait d’attendre sa dissolution.